Parc national des Pyrénées
-A +A
Share
Le 19/07/2018
Faune
 © Hegalaldia
© Hegalaldia

Lundi 23 juillet à 14h, ne manquez pas le relâcher d’un magnifique gypaète barbu en Vallée d'Ossau.

Alertés par les chasseurs locaux, les gardes-moniteurs du Parc national des Pyrénées ont capturé ce vautour en détresse en mars 2018 sur la commune de Laruns.

Lourdement blessé après avoir heurté un câble haute-tension à proximité du nid, il a été pris en charge par l’association Hegalaldia - Centre de Sauvegarde de la Faune sauvage 64.

Après quatre mois de soins méticuleux et d’attention soutenue, grâce au professionnalisme et l’implication habituels des membres de l’association Hegalaldia et de leurs partenaires, le gypaète barbu va pouvoir retrouver la liberté.

Pour partager ce moment d’émotion exceptionnel, rendez-vous sur le site de Tormon à quelques encablures du col du Pourtalet.

Le stationnement sera possible en bord de route, au niveau du virage après la cabane de Tormon (plans ci-dessus).

Retour sur plus de quatre mois d’émotions :

-              4 mars 2018 : Alertés par des chasseurs locaux de la présence d’un gypaète barbu en détresse dans le bois de piet (Laruns), Christophe André et Jérôme Démoulin, gardes-moniteurs du Parc national  capturent l’animal en mauvaise état de forme. Le transfert vers le Centre de sauvegarde de la faune sauvage d’Hegalaldia à Ustaritz s’en suit. Une heure et demie seront nécessaires au diagnostic plutôt alarmant : en état de choc, amaigri (moins de 4 kilogrammes) et en hypothermie, le vautour souffre d’un trou sur le sommet du crâne, d’un œil gauche gonflé et purulent, d’une blessure sous la paupière, d’ulcères à l’intérieur du bec, d’irrégularités de l’os du bréchet, d’arrachement de tissus sur la patte gauche, de nombreux hématomes sur l’ensemble du corps… le pronostic vital est engagé.

Il semble que l’oiseau ait heurté une ligne à haute tension à proximité de son site de reproduction, le vent ayant été violent ces derniers jours.

-              Neuf jours après son arrivée, plus d’une heure chaque matin, 10 minutes le midi et 40 minutes le soir sont nécessaires aux soigneurs pour prodiguer les soins au gypaète. Sous antibiotiques et antidouleur, son état général s’améliore mais son avenir est toujours incertain.

-              Depuis plusieurs semaines, l’oiseau est en volière, attendant de recouvrir parfaitement la santé pour être relâché.

-              Lors du suivi de reproduction assuré par les gardes-moniteurs du Parc national, l’absence de cet oiseau a occasionné l’échec de la reproduction pour l’année en cours sur ce nid.