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Dominée par le légendaire Vignemale, plus haut sommet des Pyrénées françaises avec ses
3 298 mètres d’altitude, la vallée de Cauterets est le théâtre de cascades spectaculaires et de lacs aux multiples couleurs.
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Au premier plan des linaigrettes, au fond le pic du Vignemale, vallée de Cauterets © P. Llanes - Parc national des Pyrénées
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Le Vignemale avec, en contre-bas le lac Nère, vallée de Cauterets © F. Luc - Parc national des Pyrénées
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Lac de Pourtet, vallée du Marcadau, vallée de Cauterets © P. Meyer - Parc national des Pyrénées
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Plateau du Cayan, vallée de Cauterets © D.R. - Parc national des Pyrénées
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Lac, vallée de Cauterets © P. Llanes - Parc national des Pyrénées
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Cascade, vallée de Cauterets © P. Llanes - Parc national des Pyrénées
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Lac, vallée de Cauterets © P. Llanes - Parc national des Pyrénées
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Fond du Marcadau, vallée de Cauterets © J.P. Crampe - Parc national des Pyrénées
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Plateau du Cayan, vallée de Cauterets © P. Meyer - Parc national des Pyrénées

Tout droit descendu des glaces du Vignemale, le gave de Cauterets a creusé jusqu’au gave de Pau une vallée étroite et encaissée.

Vers 1 000 mètres d’altitude, ce véritable défilé de gorges profondes s’ouvre momentanément en un bassin où est venu s’établir le village de Cauterets.

Les sources thermales, déjà fréquentées à l’époque gallo-romaine, ont donné à Cauterets son nom, du latin caldaria signifiant chaudière. Réputées pour leurs vertus curatives, les eaux thermales ont valu au village la célèbre devise bigourdane qui orne ses armoiries « A Caoutares tout que garech » (à Cauterets tout guérit) .

Les sources ressemblent à des lieux de pèlerinage et les pratiques thermales se confondent avec les rites du culte rendu aux divinités des sources thermales. Une piscine antique existe déjà. Sur sa porte est inscrit le nom de César.

Les sources thermales se perdent  le long des flancs de la montagne avant de se déverser dans le gave. Les eaux forment des marécages dans lesquels s’élaborent des boues naturelles qu’on utilise. Ces sources chaudes dégagent une forte odeur de soufre ; d’où le nom de Caldarez donné à la vallée (vallem caldarensem : vallée du chaudron).

Elles sont connues des bergers qui font usage des vertus des eaux chaudes pour soigner leurs maux et ceux de leurs brebis.

C’est à la  Renaissance que les bains de Cauterets connaissent leur première période de grande renommée. Le peuple étranger accourt de tous côtés pour y boire l’eau, pour s’y baigner ou encore pour prendre les boues. On y soigne les douleurs rhumatismales, les sciatiques, les ulcères, la goutte, la surdité et la toux. On vient y chercher la guérison de la stérilité. Le séjour dure trois semaines, tradition héritée des Romains.

Au XVIème siècle, Marguerite de Navarre fréquente régulièrement les thermes de Cauterets et en fait sa renommée.

Au début du XIXème siècle, la station, haut lieu du thermalisme et du Pyrénéisme pour la bourgeoisie européenne, connaît son apogée. Il est de bon ton de « venir prendre les eaux » et de chercher son inspiration dans la « vraie » nature. Cascades, promenades à dos de mulets et déjeuners bucoliques sur les rives du lac de Gaube défient le chic parisien. Victor Hugo, Baudelaire, George Sand, Delacroix, l’impératrice Eugénie, Edouard VII d’Angleterre, Alphonse XIII d’Espagne n’hésitent pas à faire ce long voyage.

Dans la vallée de Cauterets, l’eau y est partout souveraine : sources thermales, lacs profonds, torrents tumultueux et cascades vives courant dans les vallées, sites grandioses dominant et côtoyant les paisibles forêts et les tendres pâturages encore largement utilisés par les éleveurs valléens qui emmènent leur troupeaux sur ces estives renommés pendant la saison estivale.


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