Parc national des Pyrénées
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Le 01/02/2019

Le rut… cette longue épreuve (8 à 10 semaines)  durant laquelle les mâles dominants, cornes en arrière et langue tirée, s’astreignent à séduire ces dames… 

 

Cette période cruciale pour le renforcement de la population, a pris fin en ce début d’année pour les bouquetins. Les conditions de son déroulement auront été optimales, l’absence de neige a largement facilité les déplacements des mâles.

Elle a été marquée par des comportements intéressants pour la reproduction et le brassage génétique (une population est plus résistante grâce à une diversité génétique importante).

Particulièrement mobiles cette année, les mâles ont largementprospecté la périphérie du massif de Cauterets : Paco a été observé au sommet du Cabaliros, assez loin au nord de la zone habituelle, et Carlo en Aragon (Sallent de Gallego). Léon a su, une fois de plus, retrouver le petit groupe de femelles du vallon de Bué, sur le versant de Gèdre .

La bonne surprise est venue du jeune Rico (5 ans) qui a su découvrir Lisa et Segola, toutes deux isolées dans le vallon aragonais du Rio Ara depuis 2014.

Youna et son cabri © Jean-Paul Crampe
De belles chutes de neige © Jean-Paul Crampe

Sur le massif de Néouvielle, certains mâles ont fait preuve de vraies performances de détection : le magnifique mâle Tonton (9 ans) qui semblait égaré en vallée d’Aure depuis son lâcher en 2017, est venu retrouver les femelles Pepette et Mapi qui semblaient totalement isolées dans la falaise de Viella.

Vue extrêmement perçante et surtout odorat très aiguisé, la capacité des mâles à retrouver les femelles isolées est tout à fait stupéfiante.

 

Demeurés à haute altitude jusque-là du fait d’un enneigement quasi inexistant, les bouquetins ont rapidement intégré leur quartier d’hiver avec l’arrivée massive de la neige le 23 janvier 2019. Connaissant parfaitement désormais leur habitat, ils ont retrouvé sans peine leurs quartiers d’hiver aux versants ensoleillés : Pla de Prat, Ilhéou, le Clot ou pour ceux du Néouvielle, le vallon de Mouscan et Ripeyre.

Encore mixtes en cette période de fin de rut, les hardes vont peu à peu se scinder en fonction des sexes, les femelles et leurs petits demeurant plus haut et en zones plus escarpées, tandis que les mâles n’hésiteront pas à descendre jusqu’aux zones boisées.

 

Plus faciles à observer, peut-être aurez-vous la chance de les admirer. N’hésitez pas à contribuer à leur suivi en cliquant ici.

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