Parc national des Pyrénées
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Le 15/10/2020
Vautour fauve © C. Cuenin - Parc national des Pyrénées

 

Pendant de longs moments, bougeant à peine les ailes, le Vautour fauve fend les airs à la recherche d’animaux morts dont il nettoiera la montagne.

Reconnaissable à son vol glissé caractéristique des planeurs, son envergure de 2,60 m, ses ailes longues, larges et arrondies à l’arrière et sa queue courte, il profite des bulles thermiques (il descend dans la bulle alors que celle-ci s’élève) pour effectuer des cercles de prospection alimentaire. A la mi-journée, à proximité des falaises, il saisit les opportunités de brises de pente montantes pour poursuivre son vol, planant au-dessus des reliefs.

Dans le cadre du suivi des Vautour-fauves, en complément du plan national d’actions porté par la DREAL Nouvelle-Aquitaine, le Parc national des Pyrénées a accompagné un programme de recherche sur le comportement de recherche alimentaire et les mesures de conservation*, piloté par le Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive de Montpellier.

A ce titre, les gardes-moniteurs ont capturé et posé des balises GPS sur vingt-six vautours fauves adultes entre 2012 et 2014. Avec une espérance de durée de trois ans, cet émetteur a permis de suivre finement le quotidien des rapaces.

En découle cette modélisation des déplacements d’un vautour fauve âgé de 4 ans capturé et équipé en 2013, représentative de la majorité des déplacements de l’ensemble des animaux équipés de balise.

https://ayvri.com/scene/z85qxm41k4/cjucpy2420001236e6lj7pyub

 

Le vol en chiffres :
140km parcourus en trois heures
Une vitesse de vol en moyenne aux alentours de 40 km/ h
Des pointes à 70 km/h
Des vols à plus de 2 000 mètres d’altitude

Bien que le domaine vital des rapaces soit la vallée d’Ossau, cette étude met en évidence une stratégie de prospection alimentaire les menant jusqu’au pays basque. Restant sur le versant nord du massif, les crêtes pyrénéennes apparaissent comme une barrière physique pour la majorité d’entre eux. Leurs déplacements se font le long d’un axe Est-ouest, incluant deux zones cœur séparées de 80 kilomètres. Malgré la présence d’une placette d’équarrissage en vallée d’Ossau, les vautours-fauves ne se sédentarisent pas pour autant.