Parc national des Pyrénées
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Le 18/01/2017
Faune
Pour survivre durant les mois d’hiver où le froid, la neige et la rareté de la nourriture se font oppressants, les animaux puisent dans les petites réserves de graisse accumulées durant les douces saisons.
Grand tétras se nourrissant © Laurent Nedelec/PNP

 

Une randonnée en raquettes, ski de rando… peut, sans que nous le voulions, avoir de funestes conséquences : le bruit va déranger les animaux. Stressés, ils vont s’enfuir en puisant dans leurs réserves déjà justes suffisantes pour passer l’hiver.

Quelques dérangements peuvent suffire à affaiblir les individus jusqu’à leur mort ou au moins avoir des conséquences sur la reproduction printanière à venir.

Afin de préserver la tranquillité des galliformes notamment Grand tétras et Lagopèdes, le Parc national a aménagé et signalé trois zones de quiétude afin de prévenir les randonneurs de la présence de zones d’hivernage:

  • Au cirque de Gavarnie, deux zones de quiétude sont matérialisées aux abords des bois de Bourlic et de Bédérou.
  • Au col du Somport, sur la crête frontière. La zone de quiétude est constituée  de deux zones de part et d’autre du col de Béssata. Des panneaux indiquent les itinéraires recommandés.
  • Dans la réserve naturelle du Néouvielle, des panneaux d’information positionnés à Artigusse, aux lacs de l’Oule et d’Orédon, présentent des itinéraires à privilégier.

Lors de vos randonnées hivernales, évitez dans la mesure du possible, les lisières de forêts. Ce sont des zones d’habitat favorables du Grand tétras.

Privilégiez les sentiers réguliers et les anciennes coulées de neige et d’avalanche mais toujours en fonction de la qualité du manteau neigeux et en consultant le Bulletin d’Evaluation des Risques d’Avalanche (BERA).

La sécurité avant tout!

 

Grand tétras et Lagopède l'hiver...

L’hiver, le Grand tétras vit dans les arbres et se nourrit principalement d’aiguilles de résineux. Peu digestes, elles n’autorisent que deux repas par jour et donnent juste assez d’énergie pour la survie dans des conditions de calme et de tranquillité. Extrêmement sensible au dérangement hivernal et ne disposant que de très petites réserves de graisse, le Grand tétras fonctionne donc à « l’économie d’énergie » : il se déplace peu et évite de voler.

Extrêmement sensible au dérangement hivernal, le Lagopède quant à lui s’enfonce dans la neige poudreuse jusqu’à un demi mètre de profondeur. Il peut passer plus de 20h par jour dans son igloo duquel il ne sort que pour s’alimenter. Il privilégie les pieds de falaise, recherchant les zones exposées au vent, dénudées de neige où il trouvera feuilles de saule et graminées pour se nourrir.

 

Sensibiliser les acteurs du territoire

Afin de sensibiliser les acteurs du territoire - accompagnateurs en montagne, membres du Club alpin français, de la Fédération française de montagne et d’alpinisme, gardiens de refuge et au comité départementale de randonnée pédestre des Pyrénées-Atlantiques – aux conséquences du dérangement hivernal des galliformes, le Parc national organise des formations en période hivernale.

Intervention en salle et sortie dans le massif du Néouvielle permettent aux gardes-moniteurs d’aborder les problématiques du dérangement, des zones d’habitat à préserver, du choix des itinéraires…

Les utilisateurs de ces espaces savent ainsi interpréter le milieu naturel et comment se diriger sans déranger.


Fiche descriptive du Grand Tétras

Fiche descriptive du Lagopède alpin

Description des actions réalisées en faveur du Grand tétras.

La sensibilisation au dérangement hivernal en images.

La préservation de la quiétude hivernale en images.

Découvrez la protection du Grand tétras au col du Somport en images.