Parc national des Pyrénées
-A +A
Share
Le 11/08/2022
Le dérèglement climatique est aujourd’hui une réalité. Certaines espèces vont changer de comportement, d’autres remonteront en altitude… chacune va devoir s’adapter à ce nouveau changement planétaire rapide.
Marmottes © J. LE SOUDER - Parc national des Pyrénées
Marmotte © L. NEDELEC - Parc national des Pyrénées
Marmottons © L. NEDELEC - Parc national des Pyrénées

A l’instar du Lagopède alpin, nombre d’espèces emblématiques du Parc national des Pyrénées sont d’ores et déjà menacées par la hausse des températures et le changement de leur habitat.

Depuis six ans, l’association Cistude Nature mène en Nouvelle Aquitaine un programme de connaissance des impacts du réchauffement climatique sur des espèces indicatrices : les sentinelles du climat.

Ainsi, le papillon Apollon, le criquet Gomphocère des alpages, les bourdons, le lézard de Bonnal et la marmotte sont devenus les centre d’intérêt de suivis annuels.

Vient de s’achever la campagne 2022 de suivi de la marmotte réalisée, en vallée d’Ossau, en partenariat avec le Parc national des Pyrénées.

Entre la mi-juillet et la mi-août, à l’époque des premières sorties de l’année des petits, quinze sites situés entre 1 600 mètres d’altitude et 2 300 mètres d’altitude, sont scrutés afin de connaître le nombre de marmottons de la portée. Une heure d’observation (ou 40 minutes à partir de l’observation du premier marmotton) permet aux scientifiques de faire un état des lieux pour chaque site.

La marmotte vit en groupe social. Dans le terrier, il peut y avoir jusqu’à 21 individus dont une femelle et un mâle dominants, puis des adultes subordonnés, des jeunes d’un an et des marmottons. Seul le couple dominant se reproduira.

Ce comptage au fil des ans permet de déterminer la dynamique de reproduction du couple dominant et de faire le lien avec les facteurs environnementaux.

Pour ce faire, la température est également constatée à proximité des sites, par des petites stations météorologiques  

En ce mercredi 3 août, sur les quinze sites suivis, seuls trois ont connu un succès de reproduction.

Une tendance à la baisse pour laquelle les naturalistes avancent plusieurs hypothèses : le dérangement et le changement climatique qui impacte la température en montagne et la météo. La taille des portées peut avoir tendance à diminuer car les femelles dépensent plus de réserves au cours de l’hibernation du fait d’une isolation plus faible des abris par la neige.

Le rendez-vous est pris l’an prochain pour un nouveau passage en vallée d’Ossau.

Reportage France 3 Occitanie - août 2022: Sentinelles du climat