Parc national des Pyrénées
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Prairies fleuries

Les prairies fleuries sont des prairies naturelles, c'est-à-dire non labourées, présentant une diversité et une densité en fleurs importantes. Dans le parc national, il s’agit principalement de prairies exploitées par la fauche, avec ou sans pâturage en complément.
Présentes sur les versants, les bords de gave, les croupes ou les sommets… elles regroupent une grande diversité de milieux naturels : prairies humides, prairies sèches, jusqu’aux pelouses si le sol est superficiel (couche de terre peu épaisse).
La Violette cornue teinte de son mauve les prairies fleuries © D. Penin -  Parc national des Pyrénées
La Violette cornue teinte de son mauve les prairies fleuries © D. Penin - Parc national des Pyrénées

La production d’un fourrage de qualité

La plupart des parcelles sont pâturées et fauchées pour l’alimentation du bétail (vaches, brebis, chevaux et chèvres). Du fait de la diversité de leur végétation, ces fourrages sont d’une très grande qualité, un atout pour la santé des animaux. Cette qualité se retrouve également dans les saveurs des viandes ou des fromages. Les prairies fleuries sont à la base de la typicité gustative des produits du terroir.

Un milieu où la biodiversité est préservée

Les pratiques extensives des agriculteurs (deux ou trois fauches ou pâturages par an et fertilisation faible), couplées au climat montagnard, conduisent à créer et maintenir une biodiversité élevée dans les prairies fleuries. Outre les fleurs, les insectes, oiseaux, reptiles, batraciens ou petits mammifères y sont abondants. Cet équilibre fragile est menacé par le changement des pratiques agricoles (abandon ou intensification).

Prairies naturelles et changements climatiques

Les prairies fleuries sont des puits de carbone importants dans la lutte contre les changements climatiques. Leur intérêt est réel, et comparable à celui d’une forêt gérée durablement.
De par la diversité de leur végétation, les prairies fleuries sont moins sensibles aux changements climatiques. En effet, leur production fourragère subit peu de variations, même les années difficiles (sécheresse ou humidité).