Parc national des Pyrénées
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Collema (type gélatineux)

Collema furfuraceum, lichen de type "gélatineux" à l'état humide et cassant à l'état sec © E. Florence - Parc national des Pyrénées
Collema furfuraceum, lichen de type "gélatineux" à l'état humide et cassant à l'état sec © E. Florence - Parc national des Pyrénées

Identification

Surnommés « jelly lichen » par les botanistes anglais, les Collema ont ceci d’étrange qu’ils changent d’aspect selon l’humidité. Tantôt rigides et cassants à l’état sec, tantôt mous et pulpeux à l’état humide, ils sont capables de passer rapidement de la vie au ralenti à la pleine activité (reviviscence). Ceci grâce à une répartition sur toute leur épaisseur des algues bleues et des cellules champignon qu’ils renferment, alors que la plupart des lichens ont une structure stratifiée. Saviez-vous que les cyanobactéries (ou algues bleues) ont été les premières il y a quatre milliards d’années à faire la photosynthèse qui a permis le développement de la vie sur terre ? On observe aussi sur leur thalle de minuscules éléments globuleux, écailleux ou des disques rougeâtres avec   un rebord saillant qui servent à leur reproduction (végétative ou sexuée). 

Habitat

Ils se développent sur les substrats +/- humides les plus divers (sol, écorce, roche, mur) mais le plus souvent recouverts de mousse qui retient l’humidité. Par exemple un simple ruisselement provoqué par la fonte de la neige contribue à son installation.

Où les observer ?

Vous les trouverez aussi bien dans les milieux ouverts (prairies, éboulis, falaise, cours d’eau) que dans les milieux fermés (forêts) ou encore urbain (murs, toitures). Autour de la zone cœur /protégée du PNP se trouve l’aire optimale d’adhésion qui est également riche de cette mosaïque de milieux.     

Utilisations

En fait le principal utilisateur des Collema est son support lui-même ! Même si les algues bleues qu’ils contiennent sont moins performantes pour transformer l’énergie solaire que les algues vertes (chez 90 % des lichens), ces reliques compensent par la capacité de fixer l’azote de l’air ambiant. Elles viennent donc apporter indirectement à leur substrat cet élément chimique indispensable au bon fonctionnement des habitats.