Parc national des Pyrénées
-A +A
Share

Lézard montagnard des Pyrénées

Lézard montagnard des Pyrénées © L. Nédélec - Parc national des Pyrénées
Lézard montagnard des Pyrénées © L. Nédélec - Parc national des Pyrénées
Nom scientifique : Iberolacerta bonnali

Identification

Au début du XXème siècle, une nouvelle espèce de lézard était décrite dans les Pyrénées. Au début du XXIème siècle, il s’avère que cette espèce est en fait composée de trois espèces.

Le Lézard montagnard est plus petit que le Lézard des murailles. Il se distingue par sa tête caractéristique dont les yeux proéminents rappellent la tête d’un crocodile. Sa robe varie du marron uni au gris foncé avec des motifs dorsaux généralement peu marqués et présente souvent des reflets métallisés. Sa queue est le plus souvent lisse et unie. Il peut mesurer jusqu’à 18 cm.

Habitat

Le Lézard montagnard vit en montagne, à partir de 1 600 mètres et plus généralement au-dessus de 2 000 mètres. On peut le rencontrer jusqu’à 3 000 mètres d’altitude au sein d’affleurements ou d’éboulis rocheux plus ou moins végétalisés. Il évite les landes et les boisements. On retrouve aussi d’importantes populations sur les barrages. Il est davantage présent sur les versants où il fait plus frais, l’espèce étant plutôt à « caractère » froid.

Comportement

Il est peu farouche mais discret. Il devient très actif dès que ses habitats sont déneigés à partir de mi-juin. Jusqu’à la mi-septembre, il passe alors le plus clair de son temps à chasser les insectes.

Comme tous les petits lézards, il vit sur moins de 50 m². Un déplacement de 20 m est pour lui une expédition ! Les mâles défendent leur territoire qui recoupe celui de plusieurs femelles. L’accouplement est spectaculaire. Le mâle attrape la femelle et l’immobilise en la mordant au niveau des flancs pendant qu’il la féconde.

Régime alimentaire

Il est insectivore.

Cycle de vie

Le Lézard montagnard présente un des plus courts cycles de vie connus : réveil début juillet, hibernation début septembre.

A la sortie de l’hibernation, les réserves sont reconstituées rapidement pour permettre la reproduction et les accouplements début août.

Préservation

Endémique au même titre que ses cousins, le Lézard du Val d’Aran et le Lézard d’Aurélio, c’est l’espèce la plus répandue. En France, seuls trois départements sont concernés par la présence de l’espèce : Pyrénées-Atlantiques, Hautes-Pyrénées et Haute-Garonne. Bien que leurs habitats soient relativement protégés, les lézards pyrénéens pourraient souffrir du réchauffement climatique, qui permettrait la progression en altitude de certaines espèces telles que le Lézard des murailles. Au même titre que l’Espagne, la France a une responsabilité très forte vis-à-vis de cette espèce.

Le Parc national abrite plus des 2/3 de la zone de répartition mondiale de cette espèce.

Son habitat est peu menacé. Certaines populations isolées et à basse altitude pourraient disparaître suite à l’évolution du couvert végétal.

Comment l’observer ?

Abondant localement, il est souvent difficile à observer car discret et sortant peu à découvert. Les plus belles observations se feront à proximité des barrages de la Réserve naturelle du Néouvielle.